par la Compagnie Maritime et le Théâtre du Public
Pierrot, le grand-père, vient de mourir à la maison de retraite où sa femme Gisèle l’avait accompagné pour ses derniers moments. Désormais seule, elle décide de revenir dans la grande maison où ils ont vécu ensemble la moitié de leur vie. Levée de boucliers de ses enfants qui veulent la faire changer d’avis : elle présume de ses forces, n’est plus assez autonome… Et puis, ils seraient tellement plus rassurés si elle retournait à la maison de retraite.
Mais Gisèle, soutenue par son petit-fils Ludo et encouragée par Zrinka, l’aide familiale, ne l’entend pas de cette oreille. Et la vie semble lui donner raison. Jusqu’au jour où…
Après le baby boom des années 60 se profile aujourd’hui l’inévitable papy boom. Nul besoin d’être prophète pour imaginer dans les décennies, voire les années à venir, les conséquences de l’accroissement de ce phénomène, doublé d’une baisse de la natalité…
En marge de ce défi que devront relever les politiques, le Théâtre du Public et la Compagnie Maritime s’interrogent aujourd’hui sur la problématique du vieillissement et sur ses répercussions dans les relations intergénérationnelles.
À travers De Trop - spectacle de théâtre-forum écrit à partir de témoignages de terrain, mis en scène et joué par une équipe d’artistes professionnels - se poseront des questions telles que : Quel environnement pour quelle vieillesse ? Quels liens entre quelles générations ? Quel dialogue (re)nouer ?
Autant de questions - celles que nous nous posons a priori et celles qui surgiront des rencontres en amont du spectacle - dont nous voulons qu’elles ouvrent et nourrissent le nécessaire débat des relations intergénérationnelles et des modalités d’une solidarité renouvelée.
Des choix idéaux aux nécessités réalistes, de la complicité aux conflits de générations…
Une interrogation et une réflexion sur la place des vieux dans nos sociétés, sur les ponts existants ou possibles entre générations, sur les modalités d’un vieillissement digne…
Parce que demain, le vieillissement de la population sera l’une des problématiques majeures de notre société. Parce que l’on finit toujours par être l’aîné de la famille. Parce que le temps s’écoule et qu’à chaque nouvel anniversaire, les rides et les flétrissements nous rapprochent de cet âge où nous devrons, nous, nous poser ces questions. Parce que les poser maintenant, c’est réfléchir avant que l’on ne décide pour nous. Parce qu’une société qui relègue ses vieux perd ses racines et se condamne à voir ses jeunes grandir sans mémoire.
représentations scolaires le mardi 19 à 10h00 et 14h00 et le mercredi 20 à 10h00