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ARTour 2017
Bois-du-Luc - Musée de la mine et du développement durable

de verre et d'os

Art Orienté Objet. Marion Laval-Jeantet & Benoît Mangin

Le duo parisien nommé Art Orienté objet (Marion Laval-Jeantet, artiste, et Benoît Mangin, metteur en œuvre) place l’écologie au cœur de sa démarche artistique. Depuis 1991, il travaille la question du Vivant à travers installations, performances, vidéos et photographies. Alliant la biologie, les sciences du comportement, l'éthologie ou l'ethnologie à son univers formel, il questionne notre monde, ses structures, mécanismes et dérives dans des créations autant politiques que visionnaires.

Son souci écologique le mène à user de la collecte et du recyclage comme autant de pierres angulaires à l’édification d’une Babel interpellante. De l’os à la plume en passant par la collection de clichés d’oiseaux morts, symboliquement réincarnés par l’aura d’œuvres en néon, les plasticiens conjuguent une actualité souvent dérangeante et des modes de production lowtech. 

Une œuvre engagée propice à faire éclore une réflexion collective et durable sur l'après-Thernobyl, sur notre relation à l'animal, nos modes de production et de consommation et notre futur technologique.



 exposition d'arts numériques

Digitale (re)collection

Stephan Balleux (Be) / Julien Deswaef (Be) / Thomas Israël (Be) / Albertine Meunier (Fr) / Institut de recherche Numediart / CLICK Living Lab (Be) / Jacques Urbanska (Be) & Franck Soudan (Fr) / François Zajega (Be) / Fabien Zocco (Fr) / Mathieu Zurstrassen. En partenariat avec Transcultures.

Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores, propose une exposition à l’intersection de la thématique « l’artiste collectionneur » et des arts, pratiques et cultures numériques d’aujourd’hui.

Une sélection d'installations interactives, dispositifs génératifs, connectés et objets plastiques hybrides (dont plusieurs de (re)collection et de ré-appropriation des données qui sont également génératrices d'imaginaires et participent d'une mémoire en mouvement incessant.


art contemporain et patrimoine


mise en service

Léonard Grosfilley

À la base, tout part de la même matière.

Une matière artificielle qui s’inscrit de façon naturelle dans le terrain urbain.

Elle est constituée de peinture séchée, accrochée à un mur sur lequel les allées et venues de graffeurs ont tissé un épiderme, comme la mousse sur une écorce.

Couche après couche, elle s’accumule, couleur après couleur comme les stalagmites grandissent goutte après goutte.

Elles viennent s’ajouter l’une après l’autre, se superposer comme autant de témoignages de vies. Chacune d’entre elles est une page et chaque page s’ajoute au fil du temps pour créer un livre invisible dont la première de couverture masque l’épaisseur et la richesse de ses écrits.

En creusant cette matière, en feuilletant ce livre de couleurs, l’histoire d’anonymes se dévoile strate après strate comme les couches terrestres racontent des époques, décrivent des périodes, rapportent des événements survenus alors et dont il ne reste que des résidus à la valeur insoupçonnée.

Le «Caillou» est composé d’un assemblage de peinture séchée, arrachée directement d’un mur de graffiti.

La peinture récoltée se présente sous forme d’écailles ou de plaques qui seront empilées et collées.

La masse obtenue sera alors érodée grâce à des outils tranchants ou abrasifs.

Au fur et à mesure que la peinture est usée, les couleurs des couches inférieures qui étaient invisibles sous la surface de peinture supérieure apparaissent aléatoirement.

En s’érodant «Le Caillou» révèle les phases où les graffeurs sont intervenus sur le mur, s’annulant les uns après les autres, devenant à chaque fois la surface qui accueillera le suivant.

On entre dans l’histoire du mur.

Lors de la création de la forme finale des «Cailloux», le travail de la matière génère une multitude de morceaux d’aspects, de formes et de tailles variables.

Après les avoirs rassemblés et triés selon leurs tailles, ils sont disposés sur une table d’observation munie de loupes.

Le tri et catégorisation selon leurs critères physiques de ces fragments constituent une bibliothèque de couleur et de forme sans cesse renouvelée.


Léonard Grosfilley. Caillou, socle en bois, peinture séchée, lampe, loupe, 2013

Léonard Grosfilley. Fragment.

Léonard Grosfilley. Caillou, socle en bois, peinture séchée, lampe, loupe, 2013

Jiacinto Branducci

Jiacinto Branducci n’est pas un artiste collectionneur. Il préfère rester attentif aux collections compulsées par les autres. Pas les siennes donc, mais celles de collectionneurs qui prennent du plaisir à tourner les pages d’un album de vignettes, à admirer les murs d’une salle d’attente couverts de reproductions ou à ouvrir les portes des réserves muséales. Le jeune plasticien y voit avant tout des rassemblements d’objets, des séries d’artefacts amoncelés, accumulés. Sans vouloir aborder les questions patrimoniales, intellectuelles ou sociologiques liées à ce processus, l’artiste préfère révéler son caractère formel.



Pas de classement, pas de lecture historique : son désir est de collecter pour appuyer une valeur graphique, voire esthétique. L’intérêt nous apparaît donc par le biais des formes que prennent ces collections. Jiacinto Branducci aime glaner des éléments du quotidien pour les intégrer dans ses créations plastiques et révéler la valeur créative intrinsèque à toute chose. C’est ainsi que les archives du site minier du Bois-du-Luc deviennent ornementales, une manière de permettre aux usagers d’accéder à leur lecture. Pas besoin d’être archiviste ou historien pour pouvoir les déchiffrer. Jiacinto Branducci se veut « passeur » entre une population, un site patrimoine mondial, et son contexte, son histoire. C’est la raison pour laquelle le plan urbanistique de la cité d’habitations voisine, lui-même dessiné en séries, devient le nouveau réceptacle d’un lot d’archives conservé pour ses valeurs graphiques. La collection change alors de statut et devient le motif d’un intérieur familier, plus lisible par ceux qui créent ce patrimoine.


Bois-du-Luc - Musée de la mine et du développement durable 

rue Saint-Patrice 2b - Houdeng-Aimeries 

+ 32 64 28 20 00 - www.ecomuseeboisduluc.be 

mar > ven / 09:00 > 17:00 /// sam > dim / 10:00 > 18:00 

7 / 6 / 5 / 3 € / < 6 ans : gratuit / gratuit le premier dimanche du mois / accessible avec le PASS