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le programme - SAISON 1
May B / Maguy Marin
May B / Maguy Marin

May B / Maguy Marin article 27, danse

ven 02.02 /// 20:00
Le Théâtre /// place Communale /// La Louvière
Un des plus beaux spectacles du monde ! Danièle Gillemon, Le Soir, 1984
Un monument de la danse, immanquable, bousculant. Un parcours dans les méandres de l'âme, dans les espoirs et les luttes, dans les guerres et les quêtes. Un spectacles aux images mémorables, renversantes.

Quiconque y assiste, croise ces regards hagards, perdus, moqueurs et ces pantins usés, se frottant, se repoussant et s’étreignant tout au long de l’aventure humaine de May B, en ressort troublé et bouleversé.

En 1981, la chorégraphe française Maguy Marin s’inspirait de l'univers de l'absurde et de l’humanité fragile du dramaturge irlandais Samuel Beckett, dans un chef-d'œuvre burlesque et tragique. Ça donnait : May B, best seller de la danse contemporaine.



Trente-cinq ans et six cents représentations après sa création, May B continue d'émouvoir sur les cinq continents.

Ni ballet ni théâtre mais les deux, May B excède toutes les étiquettes. La pièce s’ouvre sur des silhouettes fantomatiques voûtées se détachant dans une pénombre qui se dissipe très progressivement. Portés par les musiques de Franz Schubert, Gavin Bryars et des airs de gilles (de La Louvière ?), cinq hommes, cinq femmes, dix danseurs blanchâtres errent, tanguent, cherchent une issue de secours. Leur ballet montre l'exil qu'est toute la vie.

Arborant un visage crayeux et des nippes d’un blanc douteux, ces clowns tragiques et poussiéreux, clochards renfrognés et loqueteux, frottent et explorent le plateau, pétrifiés dans l'argile, roulés dans une blanche poussière. Ici, la sexualité est montrée pour ce qu'elle est, une "furieuse démangeaison" et les relations entre les êtres pour ce qu'elles sont : geignantes, plaintives, irréversiblement solitaires..

Porté par la réplique  mythique et réitérée de Fin de partie "Fini, c’est fini, ça va finir, ça va peut-être  finir", le spectacle met en scène une humanité qui lutte contre  et se rassure dans le quotidien, qui déplore mais s’accommode d’un corps empêtré et vieillissant, qui dépérit mais persiste à vouloir, coûte que coûte, faire jaillir la grâce et la beauté des gestes même les plus anodins.