Les mots du voyage et le voyage des mots. Le voyage... et la rencontre, bien sûr. Notre ville s'est faite de ces milliers de voyageurs qui nous ont apporté, bien plus que leur force de travail, leurs richesses culturelles... et leurs mots. A travers cette section, c'est aussi à eux que parle la Ville des Mots.
Postées par des
voyageurs imaginaires, des lettres s'adressent aux Louviérois, toutes de poésie. En voyage symbolique, ou... bien sur terre, à vélo, en roller ou sur une désuète planche à roulettes, les mots d'
altern'active s'offrent un minitrip en ville. Et le train de M. Zo s'y arrime pour un
passage du mur du son.

Il est des mots qui nous viennent d'horizons lointains : du Japon, un vol long courrier nous a apporté le
kamishibaï, petit théâtre de marionnettes juché sur une bicyclette; de Roumanie, un vent de solidarité a confié
quelques lettres à une poupée; en Russie, la musique se lie au conte, pour un voyage jazzy
autour de Pierre et le loup.
Les mots se promènent à travers les continents et à travers les langues. Les anglicismes, que l'on va vertement malmener lors d'un singulier
colloque, sont les plus connus des emprunts qui finissent par intégrer le dictionnaire (encombrant
dictionnaire, qui va enfin être exploré, exploité et expurgé de ses inutilités). Notre langue, comme toutes les langues, s'est constituée des
mots du monde,
des mots qui nous viennent d'ailleurs. Des mots qui n'ont pas forcément le même sens selon qu'on les lit en Europe ou en Afrique, ceci vaut bien
un abécédaire... entre deux cultures.

Voyage symbolique, l'installation
correspondances de Pierre Staquet s'affiche sur la façade du bureau de poste; référence à l'univers du chemin de fer,
è pericoloso sporgersi déroule une phrase voyageuse à travers la place Jules Mansart. Et la création de Boris Grégoire met les mots de Charles Baudelaire
n'importe où hors du monde.
Entre les générations, les mots se perdent et parfois se retrouvent, pour faire liens avec les plus petits, les
mamys et papys conteurs déboulent avec leurs histoires à faire rire debout; et Joëlle Lartelier se ménage quelques
moments contés. Encore des histoires !
Le voyage peut finir à la
gare aux mots ! Celles d'Aurore, la gare du centre et la gare du sud, se détachent en
... paroles... des murs des tunnels et débordent dans la salle des pas perdus. Où Bernadette Vrancken livre des histoires amoureuses :
tout peut être un cri ! Et où les élèves des écoles louviéroises s'appliquent à un beau triage de mots !
Surtout, ne gardez pas égoïstement vos mots, enfermés, sous la poussière; en voyage en train, abandonnez votre livre sur la banquette, c'est qu'il faut
que voyagent les mots !